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| la pensée de la semaine |
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L'écoute entend l'autre dans son propre silence.
Michel Random
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| édito |
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"Ne passons pas à côté des choses simples"
Il y a 1 an la France - en situation de liquidation sociale et de guerre-civile - avait confié son destin à un Président providentiel qui lui promettait de tout faire pour sauver la Maison France !
C'est dire si la situation était désastreuse pour arriver à croire à toutes les belles promesses, qui étaient autant de gages d'un avenir meilleur... mieux que tout ce qui avait pu être tenté ou fait jusqu'alors !!!
La réalité est toute autre ! Nous sommes toujours plongés dans un coma social. Envolés les rêves enchantés, La Maison France est en faillite (les caisses de l'Etat sont vides).
La mission "il faut sauver la Maison France" est plus que jamais une nécessité impérieuse.
Force est de constater que lorsque le discours s'essoufle trés vite uen fois confronté aux dures réalités sociales et économiques du pays. Fini les engagements. Place aux compromis et aux reculades en tout genre...
Que faire alors !?!
Pour commencer, il faut remercier ses amis et partisans. A tout seigneur tout honneur ! On ne prête qu'aux riches... Au passage on oublie de solliciter la contribution des grands groupes financiers, industriels et pétroliers dont les bénéfices atteignent des sommets scandaleux au regard de la dégradation des conditions d'existences des salariés (les agents de production) laissés sur le carreau de la place du marché du travail pour mieux "rentabiliser les dividendes des actionnaires".
C'est ce modéle économique - le marché libérale - que nos gouvernants nous imposent faute d'explorer d'autres pistes ... En effet, pourquoi se priver de solutions faciles ? Eviter les choses simples ?
pour mieux dégager des bénéficies (ou recettes fiscales) il faut dépenser moins ou produire mieux. Il ne faut être grand économiste pour comprendre la piste privilégiée à ce jour ! Dés lors, il faut traquer et sanctionner tous coupables (fraudeurs?) les familles modestes, les malades, les étudiants, les chômeurs, les bénéficiares des aides sociales... Il faut débusquer les nuisibles afin de remettre la France sur les bons rails!
Depuis le 23 juin nous sommes entrés dans une nouvelle aire en matière de matraquage médiatique à grand renfort de communication grand public (tient on a su les trouver les millions d'euros pour ce financement). Il est vrai que nos gouvernants n'ont pas accès aux médiatis (contrôlés par les amis de mes amis) pour expliquer les réformes qu'ils engagent !!!
De quoi s'agit-il ?
Il faut justifier que le coma social va durer un temps indéfini. Que les caisses sont vides pour longtemps et que les dépenses de l'Etat providence seront réservées aux plus méritants !
Il faut convaincre que la France qui lève tôt ne paiera pas pour les pauvres ni pour ceux qui foutent rien et qui cassent tout, sans compter les indésirables à qui le Ministre fait la chasse. Il faut epliquer que la situation actuelle est le résultat de la gestion du pays faite par les gouvernements précédents et auxquels ils ont participé bien évidemment.
Le message doit être clair : l'Etat dépense trop, beaucoup trop des agents qui ne produisent rien ou si peu, trop peu ! Le navire tangue, il faut jeter tout(s) ce(ux) qui ne sert(vent) à rien!!!
Bref, il est plus simple de supprimer par petites touches successives les quelques subsides accordés aux plus pauvres que de tenter de maintenir le pacte de solidarité nationale en mettant à contribution les plus riches d'entre nous ! |
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L'association Ensemble recherche. 7 animateur(trice)s pour les périodes comprises entre juillet et août. Conditions : BAFA + expérience 1 responsable secteur enfance jeunesse (possibilité CDI après période d’essai) Conditions : BAFD complet ou BEATEP en savoir plus |
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Habitants faites votre quartier |
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le 28 juin à partir de 12H. Ecole H.Dunant, 37 av. P. Cézanne 95200 Sarcelles CONTACT tél. : 01.34.53.04.15 par mail Ferme pédagogique Barbecue Standes Animations Tables ronde : Les régies de quartiers Il y a déjà 11 ans que l'association Ensemble est sur le Quartier. Aujourd'hui,l'association à pour projet de créer un dispositif ou une structure d'insertion pour aider des personnes sans emploi à trouver du travail et à renforcer la convivialité qui existe sur le quartier. Ce projet est à vous!... |
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Xavier ZIMBARDO Made in Sarcelles, Belle comme le Monde |
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Le Grand Ensemble de Sarcelles a célébré l’an dernier son cinquantième anniversaire. Il voisine avec le village originel du même nom, âgé de plusieurs millénaires. Seule commune de France jumelée avec une localité israélienne et une localité allemande, c’est une ville-symbole, porteuse de mémoire et de toutes les douleurs comme de toutes les couleurs du monde : le grand ensemble fut bâti pour tenter de remédier à la crise du logement d’après-guerre mais aussi accueillir les rapatriés d'Indochine et d’Algérie, avec leurs souvenirs, leurs amertumes et leurs blessures. Il a longtemps personnifié l'anonymat et le malaise des banlieues, donnant naissance au mot « Sarcellite » pour figurer l'ennui des grandes cités-dortoirs. Dans les médias, quand on évoque Sarcelles, c’est presque toujours pour la dénigrer. Quand un magazine économique réputé présente notre ville sur le petit écran, il offre comme première image le seul bâtiment absolument délabré que l’on y trouve et que nous appelions nous-mêmes « la verrue ». Quand un animateur télé à l’humour douteux veut faire s’esclaffer ses auditeurs, il propose de leur offrir un séjour touristique à Sarcelles. Dans la plupart des esprits, cette image caricaturale devient évidente, même chez les plus sympathiques et les moins suspects de malveillance. Quand Renaud, chanteur populaire adulé, décrit la vie d’un voyou malchanceux qui se fait abattre par la police, cela donne sur toutes les radios : « Le braquage a foiré. J'ai une balle dans le ventre, Une autre dans le poumon. J'ai vécu à Sarcelles, J'crève aux Champs Elysées». Quand les lycéens descendent dans la rue contre la réforme d’un ministre, c’est pour crier qu’ils sont contre l’injustice que serait un « Bac Henri IV » (le bac huppé) et un « Bac Sarcelles » (le bac des crève-misère). Son nom est devenu une métaphore pratique : comme la tarte à la crème dans certains vieux films qui ne font plus rire personne, ses habitants entendent avec agacement la sempiternelle rengaine qui prétend désigner leur ville comme ce qui se ferait de pire en France. Quand, en vacances, vous osez dire que vous vivez à Sarcelles, on vous regarde avec crainte ou condescendance, comme si vous sortiez d’un cauchemar ou veniez d’une autre planète, celle de la barbarie : délinquance, violence, misère, laideur… Cette image d’Epinal qu’on lui colle fut peut-être vraie quand cette cité se construisit, mais elle appartient désormais à un passé révolu. Lors des émeutes des banlieues, nos quartiers, quoique tout aussi révoltés et solidaires, sont demeurés relativement calmes et n’ont pas sombré dans l’embrasement général. Hélas, cette ville a rarement été observée pour ce qu’elle est vraiment devenue. Dépeinte comme hideuse et affligeante par son architecture soi-disant uniforme et ses longues barres de HLM, elle est au contraire variée dans son habitat et connaît des ambiances chaleureuses, d’une diversité étonnante en raison de la multiplicité des familles humaines qui s'y côtoient. Fait peut-être unique au monde, les trois religions du Livre y sont représentées par trois communautés d’importance à peu près égale, dont les membres se rencontrent quotidiennement et vivent en paix. Au-delà de sa communauté juive, une des plus importantes de France, elle est pluriethnique, multiculturelle et un exemple de tolérance à méditer : Maghrébins et personnes originaires d’Afrique noire, souvent de confession musulmane ; immigrations chrétiennes, arménienne de longue date et surtout très nombreux foyers assyro-chaldéens ; mais aussi, familles de travailleurs turcs ou réfugiés kurdes ; Antillais, Cubains et Haïtiens ; Indiens et Pakistanais, réfugiés tamouls du Sri Lanka ; Vietnamiens et Cambodgiens ; Roumains, Portugais, Espagnols, Italiens et Polonais ; Comoriens, Malgaches et Réunionnais ; Sénégalais, Ivoiriens, Camerounais, Béninois, Congolais, Maliens, Togolais … La liste serait longue ! Plus de 80 nationalités sont représentées. Toutes ces populations qui souvent, un peu partout sur la planète, se sont au cours de l’Histoire trouvées meurtries les unes par les autres, vivent ici paisiblement, ensemble, tout en affirmant leurs identités respectives dans leurs lieux de culte, leurs fêtes religieuses et familiales, par le biais des centaines d’associations qui composent la trame d’un tissu social exceptionnel. Pour les jeunes, c’est aussi une capitale de la culture rasta, du hip-hop et du rap en France, le métissage des traditions créant le terreau propice à une singulière créativité musicale et à des danses aux rythmes audacieux. Sarcelles fut autrefois le royaume des cultivateurs maraîchers, avec un accent du terroir dont j’ai dû garder quelques traces dans la voix. Ainsi, nous ne prononcions pas « Maintenant », mais « Main’ nant ». Cela m’a aidé ensuite à comprendre tous les accents du monde qui sont venus chanter chez nous. Quand j’étais enfant, j’ai retourné ici la terre des champs avec mon grand-père maternel, de la classe 1928 ! Nous tirions la herse pour casser les mottes… A dire tout à fait vrai, j’étais un tout petit bonhomme assis sur la herse alors que lui, solide gaillard habitué à sortir torse nu même sous la neige, la tirait de tous ses muscles tendus. Je le revois me conduisant à ses champs dans la brouette, en suant et en fredonnant, sentant bon l’eau de Cologne et la mousse à raser. Nous grimpions dans les arbres des vergers avec un panier d’osier tressé, muni d’un crochet métallique que nous arrimions aux branches hautes pour récolter des noix, des quetsches, des poires Beurré Hardy, et bien d’autres trésors. Nous portions le surplus à la conserverie voisine de Piscop. Nous produisions des pommes de terre Belle de Fontenay, des petits pois, des haricots verts et des haricots beurre, des groseilles et des fraises, mes mains sentaient bon la terre, cette terre qui nous fut retirée pour bâtir cette ville verticale. Nous l’avons longtemps crainte et détestée, cette ville debout. D’un autre côté, je me souviens de mon père, gaulliste convaincu et amoureux de la France, qui devait se défendre contre le mépris et faisait parfois le coup de poing contre ceux qui le traitaient de « Rital ». Le fléau de la guerre, qui avait dressé les uns contre les autres les peuples de l’Europe, était encore dans les mémoires. Au même titre qu’aujourd’hui, les nouvelles générations ont à faire face au racisme ou à l’antisémitisme, fruits de l’ignorance, de la méchanceté et de la lâcheté. Issu des plus vieilles familles de Sarcelles, les Létrillard – Cousin – Griset - Bethmont, paysans et artisans sous Louis XIV, et d’une famille d’immigrés aux racines siciliennes, j’ai tenté de rendre hommage à cette ville dans ce qu’elle a de profondément spécifique, en un témoignage vivant et exaltant. Et ceci, d’abord, parce que je l’aime en sa différence et sa richesse particulières. Cette ville, je l’ai vu grandir en même temps que moi. Il y a peu, nous avons fêté notre demi-siècle ensemble. J’ai souhaité en donner une vision à la fois poétique, sociale, ethnologique, vision d’auteur certes subjective, mais qui permet de renvoyer, à tous ceux qui se font de notre cité une idée fausse, un reflet de notre vie commune plus conforme à la réalité. Ce livre a l’ambition de changer l’image que l’on se fait d’une ville de ces banlieues un peu rapidement honnies parce que méconnues, et devenir un autre symbole, celui d’une authentique fraternité par-delà les origines, les races et les convictions religieuses des uns et des autres. Si l’humanité a un futur, ce n’est pas dans le « choc des civilisations » mais dans la rencontre de celles-ci et le brassage de leurs cultures. Dans l’échange, le partage et l’harmonie. En deux mots, dans la Force de l’Amour. A ce titre, Sarcelles est un laboratoire de l’avenir. Avoir peur de cela, vouloir le nier ou l’empêcher, c’est avoir peur de la vie même, qui est perpétuel changement, innovation, expérience, ouverture. Après avoir voyagé tout autour de la planète pour les plus grands magazines, je reviens me laisser surprendre par ce que j’ignorais si près de chez moi. Tout est à explorer : on peut découvrir ici, derrière les façades prétendues grises, un véritable terrain d'aventures et des âmes chaleureuses, de toutes les nuances d’une France dorée par le soleil. Un chanteur a écrit que « les gens du Nord ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor ». Nous sommes une ville du Sud au Nord, et on croise ici des prunelles de toutes les couleurs du monde, pailletées de lumière et irisées de joie quand elles sourient. Plutôt que d’attiser les haines, Sarcelles, la banlieue au regard arc-en-ciel, veut offrir des sources d’eau claire au cœur des brasiers de la colère. Xavier ZIMBARDO 19 Juin 2007 http://www.xavierzimbardo.com/ photographies: © Xavier ZIMBARDO |
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Un nouveau dessein pour les Sablons |
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La ville s'est engagée dans un vaste programme de renouvellement urbain qui commencera par le quartier historique du Grand Ensemble. Le quartier des Sablons sera ainsi placé ces années à venir sous le signe d'une profonde restructuration qui tendra vers un objectif : l'amélioration et la diversification de l'habitat. Pour celà, une vaste opération combinant démolition et réhabilitation des logements est d'ores et déjà lancée. Il s'agira ainsi, parallèlement à la requalification des espaces et des équipements publics, de restructurer le quartier avec l'aménagement d'îlots mixant des types d'habitat différents d'une hauteur maximale de 5 étages. Se profilent alors pour l'avenir du quartier : des logements sociaux, des logements en accession, des logements intermédiaires ainsi que la construction de 40 logements en résidence pour personnes âgées. Ce projet est le premier, d'autres seront élaborés et réalisés en 2006/2007. sources "Le Magazine de Sarcelles (mars 2006)" |
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Les enfants oubliés d'angola |
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S t é p h a n e L E H R ----------------------------------------- p h o t o - r e p o r t e r Angola, Les enfants oubliés d'angola - Agola vivre sans la guerre Malgré des richesses naturelles considérables (pétrole et diamants) et le retour de la paix, l'Angola demeure dans l’impasse. Economie aux abois, axes routiers minés, système de santé à la dérive, paludisme, malnutrition, sida… Lobito, derrière son décor de Riviera surannée, offre un bien triste contraste : les villas coloniales défraîchies mais cossues du bord de mer tranchent radicalement avec les paradas, des squats délabrés du centre-ville. Selon les autorités provinciales, ces refuges de fortune (latrines désaffectées, carcasses de véhicules, containers, etc.) abriteraient 450 enfants, dont 18 filles, livrés à eux-mêmes. En tout, plus de 2500 mineurs survivraient de mendicité et de petits boulots, -de la prostitution, le plus souvent pour les filles - sur la bande côtière de Benguela-Lobito. Les uns proviennent souvent de familles dispersées pendant la guerre ; les autres, victimes de violences domestiques, ont préféré fuir le domicile familial pour se réfugier dans la rue. Okutiuka (le « retour » en umbundu, la langue locale), une association angolaise consacrée à la défense des droits des enfants, a, par exemple, obtenu de l'INAC (l'Institut national angolais à l'enfance) un lieu de vie pour les mineurs. L'endroit, baptisé As tendas (les « tentes » en portugais), un ensemble de huit tentes militaires détériorées, où vivent confinés 120 adolescents, est reconnu officiellement par les autorités de la ville. Un grand pas mais nettement insuffisant à l'aune des besoins en matière de santé et d'hygiène : les enfants souffrent des nombreuses pathologies de la rue comme le paludisme, la gale, les maladies de peau, les infections respiratoires, voire la tuberculose. Côté hygiène, deux trous profonds à proximité d'un bras de mer pollué servent de réserves d'eau potables pour se laver. Un aspect déterminant du suivi médical, car ces petits migrateurs se rendent fréquemment par bateau à Luanda pour y trouver du travail. La vie s'organise autour des tentes qu'Okutiuka a arrachées à l'Administration. Le site, baptisé parada dos fobados (« squat des affamés »), est dirigé avec autorité par Jésus, 17 ans, le bien nommé. Plus question de voir traîner les chiffons crasseux du chupilingua, cette addiction au combustible, sous peine d'exclusion. Les adolescents respectent les règles : lever à l'aube, toilette puis nettoyage des lieux avant l'école. Sur des airs de rap, ce soir, ils exhibent crânement leurs bras scarifiés à l'aide de lames usagées. En retrait et inquiet, Jésus scrute l'horizon : une maquerelle a déplacé son bouge à une centaine de mètres de là, comme pour mieux épier ce petit monde fragile. Telle une funeste épée de Damoclès « Ma vie, ça a toujours été la violence, la peur et la haine, déplore João de Luanda. Aujourd’hui il faut que j’apprenne à exister en temps de paix. » Ce métis désabusé est né dans les années soixante, avec la guerre contre les colons portugais, un conflit anachronique qui accéléra la chute du régime de Salazar et apporta l’indépendance à l’Angola en 1975. Embrigadé de force dans les troupes gouvernementales (MPLA), João, le héros, a combattu ses frères, les « rebelles » de l’Unita. « Quand le leader de l’Unita, le docteur Savimbi a été assassiné en 2002, le conflit s’est stoppé net et les tensions sont retombées comme un soufflet. Personne n’en voulait plus de cette guerre. On ne savait plus pour quoi on se battait. » La reconstruction ? On voit bien quelques buildings refleurir sur la Ilha, cette étroite bande côtière de Luanda. Des projets immobiliers qui cachent mal un immobilisme ravageur. Malgré des richesses naturelles considérables (pétrole et diamants au nord) et le retour de la paix, le pays demeure dans l’impasse. Economie dépecée par les apparatchiks de cet Etat socialiste et par les puissances occidentales, corruption, axes routiers laminés, familles éclatées, système de santé à la dérive, paludisme, malnutrition… La litanie ne serait pas complète si l’on omettait les 12 millions de mines disséminées dans le sol angolais, soit l’équivalent de la population du pays, qui retardent toute velléité de reconstruction. Héritage d’un conflit qui a tué plus d’un demi million d’habitants et qui habite les nuits des survivants. Sur les plateaux du Planalto, jadis grenier de l’Angola, le réveil est douloureux. Les habitants hésitent encore entre fatalisme et confiance en l’avenir. La petite bourgade de Bailundo tombe en ruine, à l’instar de son hôpital aux carreaux brisés et au toit crevé qui laisse filtrer l’eau de pluie. La faute aux prix exorbitants des matériaux de base, comme le ciment ou la tôle. A Mungo, même tableau de désolation. Certes, l’ancien fief Unita a retrouvé l’électricité et un tracteur sillonne les lavras. Seul bémol : l’engin flambant neuf et les terres cultivées appartiennent au commandant de police… Texte de Guillaume Plassais
N'oubliez pas de visiter le site de Stephane Lehr. http://www.stephanelehr-photos.com/angola/ |
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Habitants faites votre quartier |
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le 28 juin à partir de 12H, école H.Dunant CONTACT tél. : 01.34.53.04.15 par mail Ferme pédagogique Barbecue Standes Animations Tables ronde : Les régies de quartiers Il y a déjà 11 ans que l'association Ensemble est sur le Quartier. Aujourd'hui, l'association à pour projet de créer un dispositif ou une structure d'insertion pour aider des personnes sans emploi à trouver du travail et à renforcer la convivialité qui existe sur le quartier. Ce projet est à vous!... |
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Ensemble association loi 1901 - siret 417 817 012 00012 - APE 913 - contact mail - Centre social : 5 rue de Pontoise 95200 Sarcelles - Siège social : école H. Dunant 37 av. P. Cézanne 95200 Sarcelles - tél. : 01.34.53.04.15 - réalisation neuro-graph |
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